C'est mon Tour : Michel, spectateur-suiveur du Tour
J'ai rencontré Michel, hier au parking caravane au départ d'Embrun. Michel est l'un de ces quelques centaines de spectateurs, que l'on croise tous les jours sur les étapes du Tour. Dans un coin isolé, au sommet d'un col ou encore à proximité de l'arrivée, cela devient un jeu de le repérer chaque jour et de le saluer vivement.

C'est il y a dix ans en 1998, alors tout frais retraité que Michel achète son camping-car pour vivre son rêve de gosse : suivre le Tour de France. Sa première étape c'était le 13 Juillet 1998, un fameux jour qui au lendemain de la victoire de la France au mondial de foot, voyait l'équipe Festina se retirer du Tour.
Comment s'est-il découvert cette passion ? "C'est génétique" dit-il, le Tour aussi loin qu'il s'en souvienne il l'a toujours senti battre en lui comme si les tours de roues des coureurs étaient autant de battements de coeur qui lui permettraient de vivre jusqu'à l'année suivante.
Il a fait d'abord le Tour pour la course puis c'est devenu une infime partie de ses Tours car il a déjà fait celui des rencontres, celui des villages, celui des prénoms, celui des accents.
Dès avril - mai quand le parcours détaillé est révélé il programme ses étapes en se donnant une fourchette de 50 km pour trouver son emplacement. Michel préfère la solitude à la foule mais noue tout de même de nombreux contacts avec les caravaniers en particulier à qui il distribuait hier ses photos de l'an dernier.