FEST' TECHNO - HISTOIRE DU CHRONOMETRAGE SPORTIF (3)
Brève chronologie du chronométrage dans le monde du sport (Partie 3/3 )
1940 : Pour les jeux prévus à Helsinki, Longines, chronométreur officiel, conçoit le 'Compteur olympique' précis au 1/100e de seconde. Son aiguille est capable de faire le tour du cadran en trois secondes. Les Jeux sont annulés et le super-chronographe restera à l'état de prototype.
1945 : Mise au point de la barrière à cellule photoélectrique (Longines)
1946 : Mise au point de la première horloge à quartz : le 1/100eme de seconde devient très fiable.
1946 : Omega présente la première caméra photo-finish à image continue.
1948 : Omega utilise la photo-finish aux Jeux de Londres baptisée « Racend-Omega »
1949 : La Chronocaméra de Longines enregistre des images au 1/100e de seconde.
1952 : Aux J.O. d’Helsinki on intègre un chronomètre à quartz à l’appareil Omega qui devient « Racend Omega Timer ». Cependant le temps officiel reste pris manuellement, même si le chronomètre à quartz est nettement plus précis. Sur les photofinish de l’époque l’échelle de temps n’apparait donc pas.
1956 : Aux JO de Melbourne, le chronométrage des épreuves d’athlétisme se fait au millième près. Photo-Finish grâce au « Racend Omega Timer »
1960 : Aux 100m nage libre des J.O. de Rome les trois chronos manuels des juges donnent trois temps différents (55,2, 55,1 et 55,0 s) pour le vainqueur officiel, l'Américain Larson, alors que la moitié du stade a vu l'Australien Dewitt, arriver en tête.
En Athlétisme, lors du 400m, le « Racend Omega Timer » est le juge-arbitre du duel Davis-Kaufman.
1960 : L’I.A.A.F. adopte le principe du chronométrage automatique.
1964 : Le chronométrage automatique devient officiel aux Jeux de Tokyo.
1967 : Première mise en place, en natation, des plaquettes de touche à l'arrivée, couplées à une vidéo (Système OMEGA).
1968 : Aux J.O. de Mexico, le chronométrage électronique au 1/1000e est officiel en natation et le système de la photofinish électronique et automatique est adopté à cent pour cent en athlétisme, aviron...
1969 : Mise au point par Heuer du premier chronographe automatique de poignet.
1972 : Seuls deux millièmes de seconde séparent l'Américain McKee et le Suédois Larsson aux 400 m quatre nages des J.O. de Munich.
1973 : Pour la première fois on sait mesurer des records sportifs au 1/10 000e de seconde, en synchronisant par radiocommande le chronographe officiel à des oscillateurs à quartz.
1976 : En athlétisme, seuls les records au 1/100 sont homologués. Nouvelle génération de Photofinish « Photosprint II Omega » utilisé aux J.O de Montréal. Il le sera jusqu’en 1988 à Séoul.
1980 : Au XXXIIe congrès de l'IAAF, du 21 au 23 juillet à Moscou : Toutes les courses jusqu’à 10 000 m., chronométrées électriquement, seront enregistrées au 1 /100e de seconde.
1984 : Aux Jeux de Los Angeles, la Française Michèle Chardonnet, classée quatrième du 100 m haies est rétablie par les juges olympiques à la troisième place après analyse de la photofinish, sa médaille de bronze ne lui sera remise qu'un an après. La photo-finish n’est malheureusement pas disponible très vite.
2000 : Au J.O. de Sidney, les caméras Scan O'vision Color de Swatch Timing, sont capables de fournir en moins de 15’’ la photofinish, les temps des athlètes, et leurs temps de réaction.
Sources :
Grégory Pons : ‘’De 1731 à 2001, le chronométrage sportif ’’, Equipe Magazine - 25 novembre 2000
Georges Vigarello : Une histoire culturelle du sport - "Techniques d'hier et d'aujourd'hui" - Editions Robert Laffont S.A. , et Revue EPS – 1988
Les maitres du temps - Magazine Sport et Vie N°28 Janvier-Février 1995
Henri Charpentier - Euloge Boissonnade : La grande histoire des jeux olympiques - France Empire 1999
Le sens du temps – Omega – Jean-Pierre Bovay 1988
Site de Féchain Athlétique Club : http://home.nordnet.fr/scharlet/index.shtml - Mai 2007
Flavia Giovannelli ‘’Médaille d’or pour les chronométreurs’’ Article du Journal de la haute horlogerie - http://journal.hautehorlogerie.org/fr/ – Mai 2007
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